Quelques mois avec moi...

01 juin 2008

6 MOIS AVEC MOI

Il était une fois,
Dans une belle contrée du sud de l'Italie, une ruine, fièrement accrochée à sa colline.

Elle n'attendait que nous.
Elle avait été abandonnée, comme beaucoup d'autres ruines, à une époque où la campagne n'offrait plus de travail suffisant pour nourrir ses habitants.

Entre elle et nous, ce fût le coup de foudre!

Elle faisait face à la mer et nous offrait de sa terrasse une vue imprenable.

Elle avait souffert. Sa toiture en partie détruite laissait, par mauvais temps, les pluies détruire ses murs et ses plafonds peints.
Quand nous l'avons visitée la première fois, nous nous sommes de suite imprégnés de son histoire.
Elle nous livrait ses secrets, son confort d'antan, sa beauté, son intimité.

Elle nous adoptait.

Depuis bientôt 10 ans, notre aventure avec elle continue.

2001_07_13


Ces écrits seront mes moments passés avec elle depuis le 11 avril.

Ils sont aussi réservés à celles et ceux qui m’ont suivi durant ces trois années et qui me manquent, là… ! Maintenant… ! Je n’ai que le vieux portable de Doudou pour vous parler.

Je suis bavarde : j’écrirai et mettrai en ligne dès que la modernité viendra à moi…

Ce 1er juin, la modernité est enfin avec moi...


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Mon voyage

Doudou a sabordé sa journée de travail pour m ‘accompagner à Roissy …
J’avais 24 kg en soute au lieu de 20 : c’est passé.
L’hôtesse de sol Windjet était charmante et j’en ai profité…
Ma valise cabine « IKEA rose pétant »  faisait 10 Kg au lieu de 5…Je n’ai pas hésité à lui la ouvrir pour lui monter que dedans, il n’y avait que ce bon vieux portable, un dossier « papiers Sicilia » mon appareil photo, les différents câbles de connections et mes lunettes…
Oui, oui, 10 Kg.
C’était sans compter l’habitude de Doudou de voyager et de planquer un autre « sac à main » (vous connaissez ce que veut dire « sac à main » chez une femme)
Le kit « IKEA rose pétant » = valise cabine et mallette assortie…Waouh !
Sac à main = mallette assortie…

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L’hôtesse ayant agrée ma valise cabine  « rose pétant IKEA », j’ai pu jouer avec  son complément aussi « rose pétant ».
Tout va bien! reste à passer la douane.

Car, ceux qui savent, SAVENT…J’ai IRIS  en bagage.

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Je fais un bisou bouche à Doudou… sans me retourner… vais à la douane.

Le kit « rose pétant » complet passe sans problème…Je me demande encore comment !
Mais c’est sans compter sur la « Jolie jeune stagiaire probablement » qui doit me contrôler au portique !

Le sac vide d’Iris passe l’étape du contrôle, mais elle, fait sonner le portique.
Il faut la déshabiller car son collier sonne !!!!
Malheur !!! « LA jolie jeune stagiaire probablement »me fait reculer dans le portillon de sécurité avec la chienne, me demande de lâcher la chienne pour qu’elle passe seule.

Oui, pas de problème… ma vieille passe…seule …mais comme elle n’est pas du genre  angoissée, elle va tout droit contente… remuant la queue mais si vite que je cours et passe le portillon pour la rattraper car Madame va sous les comptoirs des douaniers et s’éloigne tranquillement…

Imaginez « la Paty » courant en chaussettes (j’ai joué la coquette, j’ai mis des talons et les douaniers, ça n’aime PAS les talons) après sa chienne en disant : « arrêtez là, elle est sourde, elle n’entend pas si je l’appelle »
Bref, je réussis à la rattraper, je demande si je peux lui remettre collier et laisse, on me répond «  Oui » je vais pour récupérer mon kit « rose pétant » resté sans surveillance de ma part ce temps, mais c’est là qu’intervient « jolie jeune stagiaire probablement » qui me dit
«  Madame, CONTRÔLE » !
J’ai eu droit à une fouille carabinée et bien zélée de sa part: j’ai même cru qu’elle allait me faire aller « derrière »…
Heureusement pour moi, obligée de lâcher Iris encore, un  autre douanier, ne voulant pas être responsable « d’un chien perdu avec collier » à dit à «  jolie jeune stagiaire  probablement » :
C’est BON !
Il faut dire que les autres passagers attendaient pour passer le contrôle et que les râleries commençaient à fuser.

Me voilà sous douane : j’achète une bouteille d’eau plate venue de la montagne directement…
( Je tairai la marque, j’ai fait suffisamment de pub pour le magasin Suédois)
Iris a soif, elle boit : nous embarquons rapidement.
Elle a horreur de son sac, mais pas le choix.

Enfin en place, le décollage passé, je demande au Stewart si je peux lui libérer la tête du sac :
Personne à côté de moi ! Je lui dis que si je ne fais pas ça, elle va pleurer tout le vol.
Embarrassé, il me dit : « Oui »
Durant le vol, il viendra vérifier que Madame Iris sait voyager si « on » ne l’embête pas : elle a dormi tout le temps, la tête hors du sac.

L’ARRIVEE A CATANIA

Pour une fois, j’ai eu de la chance : je n’ai pas eu à attendre trop longtemps pour récupérer ma valise.

Enrico et Ingrid étaient là, toujours sourires aux lèvres, pour m’accueillir.

contatfoto

Quel plaisir de les revoir !
Leur amitié me fait chaud au cœur.
Ingrid est magnifique, plus que « comme toujours ».
Iris lui fait la fête : elle la connaît bien.

La route de Catania à Piedimonte se fait en douceur.

Je suis arrivée! J’arrive chez moi ! Je me sens chez moi en Sicile !

Faut que j’ vous dise : les siciliens sont des gens très sombres, les femmes sont toutes habillées en noir à dos d’âne, la maf  fia est à tous les coins des rues, et j’ai peur….LOL
Je ne vais quand même pas vous dire autre chose sinon, vous n’allez pas me croire :
Vous savez, les Français, y z’ont tous un béret et une baguette camembert sous le bras…

Ingrid avait préparé une petite restauration comme elle sait si bien faire.
Me retrouver à Etnalodge , à 2 pas de chez moi, était une garantie que j’étais bien en Sicile.

Tous deux, vers 22h m’ont « montée » à la maison : environ 2 km nous séparent.

Cœur battant, j’ouvre le cadenas du portail…
De nuit, je verrai à peine la métamorphose de la « Casa Gallida »

J’Y SUIS.

Je téléphone à Doudou pour lui dire que je suis dans la maison(il avait téléphoné à l’arrivée à Catania)

Je fais le tour de tout essayant de voir les changements : grande frustration, il fait nuit.
Je déballe mon baluchon, je regarde le « Kit » survie petit-déjeuner, je prends une douche, enfile la tenue douillette de la nuit !...

Je m’installe sur la terrasse avec Iris et les deux jeunes chiens que notre maître d’œuvre Gerardo a trouvés il y a 8 mois : ils squattent depuis à la maison.
J’avais peur de leur réaction avec Iris : à Noël, nous avions demandé à Gerardo de les prendre.
Iris joue avec eux et eux n’ont aucune agressivité de territoire envers elle : Génial !

Sans m’en rendre réellement compte, 1h du mat arrivera vite.

Bien au chaud dans mon lit douillet, je n’arriverai pas à dormir :
1)    Je pense (oui, ça m’arrive)
2)    Les vacheries de jeunes chiens aboient et font le barda…

Après leur avoir jeté des « COUCHES, DODO, BASTA » avec ma grosse voix, la dernière fois que j’ai vu l’heure, c’était….2h 30.

Posté par patychou1955 à 22:11 - Commentaires [5] - Rétroliens [0]

Samedi 12 avril

Je ne sais pas si quelque chose m’a réveillé, tout ce que je sais, c’est que ce samedi 12 avril 2008, à 6h15, j’étais sur ma terrasse à regarder l’horizon du haut de ma colline :
Oui, je suis en Sicile !
Après avoir bu mon café, affublée de mon pyjama Air France + demie polaire et chaussures de marche aux pieds, me voilà partie à la découverte du territoire.

Que de changements depuis les dernières photos envoyées par mon spy Enrico !
Quel chantier aussi : il y en a partout :
Bétonnière, tas de sable, sac de ciment, tomettes, pelles « bérouettes » …

La maison reprend son allure. Elle redevient telle que nous l’avions découverte il y a 10 ans. Elle trône fièrement et nous rend bien de lui avoir sauvé la vie.

Elle est majestueuse, du haut de sa colline, elle s’offre à nous !

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Je n’ai pas le temps de rêvasser que déjà, à 8h débarque Gerardo, notre maître d’œuvre.
Il sait que je suis arrivée et à l’honneur de me voir telle que je suis au lever : mais bon, pas de surprise pour lui, il me connaît depuis un moment déjà et mon pyjama affreux ne lui fait pas plus de choc que ça, avec un sourire en coin  quand même...

Devant  un café, nous concluons rapidement que c’est samedi et que nous ne parlerons pas du chantier. Il est venu apporter à manger aux jeunes chiens.

Il me fixe rendez-vous à 9h 30 pour venir me chercher : nous devons aller voir une « vraie » voiture pour moi…La Seat que j’utilise depuis 3 ans commence à avoir des faiblesses…

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À 9h30, il arrive et nous allons ???...chez Enrico et Ingrid !
(Il termine un mur chez eux).
Je bois un café offert par Ingrid : Enrico l’appelle avec le gentil surnom : « La patronne »
Nous quitterons l’endroit vers 11h pour aller ???... sur le chantier de Nuche et John !

Nuche et John, l’été dernier, sont venus en vacances en Sicile : depuis le temps…
Ils avaient loué une maison et étaient souvent avec nous.

John, quand il est arrivé à la maison, s’est écrié : « j’en veux une !!! »

Et Gerardo, toujours lui, durant le mois d’Août, leur a fait visiter des ruines à retaper…
Et ils ont trouvé leur ruine…

Alors, en bon spy, j’ai fait des photos de l’avancée de leurs travaux.

Vers midi, nous quittons le lieu et Gerardo me demande si j’ai « des choses » à faire !!!
Je lui dis «  Oui ! acheter quelques petites choses à manger »

Il m’emmène à Piedimonte, mais avant, passe chez lui pour dire à Nina, sa femme, qu’il m’emmène à l’épicerie.

Yaourts, œufs, café, « beurre », pain, coca, limoncello, lait, PWC, Eau gazeuse, croquettes Iris, jambon, olives noires , formaggio per le paste, tomates, bananes, ruccola : le kit survie du dimanche est prêt.
Je prends même le temps de demander la carte de fidélité de l’épicerie.

Ce qui est extraordinaire est que, Maria, la jeune femme qui tranche le jambon cru sublime et râpe le fromage pour les pâtes, me lance : Ciao Patrrrrizzia, come stai !.

Ben là, je vous le dis, après un long temps d’absence, ça fait vraiment plaisir quand quelqu’un d’une épicerie  vous parle et vous appelle par votre prénom !

Mon côté « parisienne » n’a pas fait attendre Gerardo.
Il démarre la voiture et retourne… chez lui :
Il me fait comprendre que je suis invitée à partager son repas.
Quel sens de l’hospitalité : en France, je trouve que nous avons beaucoup perdu de cet art !
Nina se confond en disant que son repas est modeste !!!

MAMA MIA !
Ses pâtes aux lardons et épinards sont un régal : elle a fait du poulpe (moi, j’adore) et une salade. Après un excellent café, nous repartons tous les trois chez moi.
Nina n’était pas venue depuis Noël : j’avais fait une raclette partie…

Avant de partir, Gerardo me demande comment roule ma vieille Seat : je lui dis que je n’ai pas encore essayé de la démarrer…alors il va à la Seat…qui démarre au quart de tour !!!

Je suis contente que la Seat tourne : elle ne peut plus faire trop de kilomètres mais peut m’emmener en courses alimentaires.Elle est cabossée de toutes parts, seule la portière « passager » s’ouvre, tout se casse la figure à l’intérieur, elle chauffe en montée, elle n’est pas véritablement propre…et il n’y a plus de klaxon, bien nécessaire ici, vu l’étroitesse et les tournants secs des ruelles (L’année dernière, il est resté coincé : c’est Delphine qui conduisait… nous avons bien ri, pas elle, tout le monde se retournait sur son passage).

Une voiture est nécessaire où j’habite, à 5 km de Piedimonte. 2 Km me séparent de Presa, un village où se trouve une épicerie droguerie boulangerie tabac.

J’ai, l’après midi, remis la maison en fonction : aspirateur, ménage de dépoussiérage etc…

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J’ai eu la visite de Salvatore et son fils.Ils savaient que j’étais arrivée « téléphone sicilien probablement ». Ils font tout le travail de ferronnerie à la maison :Portes et fenêtres en métal
( nous sommes isolés), grilles, rampes, plomberie, ils savent tout faire.
Ils m’ont apporté une serrure digne d’une prison du moyen âge pour mettre sur une vielle grille française que nous avons amené ici lors du « premier déménagement »
Elle a trouvé une belle fonction pour une nouvelle vie.

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J’ai fait des photos pour Doudou.
J’ai passé ma soirée à les réduire : demain ou lundi, Enrico les lui enverra.

Cette soirée de samedi s’annonce bien : j’ai prévu un gueuleton jambon cru et tomates…
La tramontane souffle fort.
Le vent hurle et c’est un peu flippant : j’ai voulu mettre de la musique mais plus rien ne fonctionne : même pas la télé..
Alors, j’ai allumé le radio-réveil sur radio et les chansons italiennes à l’eau de rose couvrent les sifflements du vent.

Merde, je suis toute seule avec trois chiens !!!

Je « me bois » un limoncello et dodo.

Posté par patychou1955 à 22:12 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

Dimanche 13 avril

J’ai dormi comme un BB malgré mon appréhension du vent.
Je me suis réveillée à 6h55 : Doudou la vielle m’avait dit que le taxi venait le chercher à 7h.
Il est encore en déplacement.
Osmose oblige, je me suis réveillée en pensant à lui….

A 9h….(c’est dimanche) Gerardo est venu nourrir les chiens.
Nous avons bu un café et je lui ai montré les photos des travaux de l’appartement :
Il est respectueux de notre travail ! Il comprend que nous connaissons ce que « chantier » veut dire, les difficultés qui peuvent être rencontrées mais aussi la dureté du travail effectué.

Vers 11h, j’ai eu la visite de Cateno : il est celui qui a débroussaillé le terrain.
Débroussailler étant un mot bien faible !

Il était le jardinier de mon « amie » de Sicile qui n’est plus mon amie pour X raisons et pour qui Cateno ne travaille plus pour X raison…en bref, Cateno, je le connais depuis 10 ans.
Il est venu dormir à Sannois lors de ses vacances en France.
Il y a 4 ans, nous avons loué la maison de son frère qui est notre voisin (terrain limitrophe au nôtre) Cela nous permettait de venir ici à tous moments.
Quand j’ai téléphoné hier à Cateno pour lui dire : « je suis là » il a répondu : « se vediamo domani ». Le lendemain, il est là !

Nous avons parlé labourage, plantage, « fleurissage »…
Dans la semaine, ce sera fait !

A midi, je suis allée avec ma belle wouature au village : j’avais envie de poulet…
Alors, direct chez le traiteur: accueil avec un grand sourire et ce mot : « alors, de retour ! »

Je mange dans le parc de Piedimonte et me décide d’aller me promener.
Au final, je me retrouverai à Giarre dans un grand supermarché ouvert le dimanche, à regarder les lits, les matelas et autres choses pour meubler une maison.
Je suis ressortie avec 2 oreillers, une petite tringle à rideau et pleins d’idées en tête.

Au retour, je suis passée dire bonjour à José. Lui aussi savait que j’étais arrivée…
Il m’a donné « 3 œufs de poules » : il venait de donner à manger à ces dames…
Sa femme, Giovanna doit se faire opérer du pied : elle est bêtement tombée et est à l’hôpital de Taormina. J’irai lui rendre visite dès que possible et ai fait promettre à Jose de ne pas dire que j’étais là.

C’est en commençant à libérer le pommier qui se trouve devant la maison du lierre qui l’étouffait que l’idée m’est venue de faire ce « journal de bord »
Le soleil était encore chaud et jusqu’à la nuit, j’ai jardiné.

En allant fermer le portail vers 2OH, j’ai pu papoter avec mon voisin proche Salvatore venu arroser ces cerisiers. Il viendra dimanche m’apporter des plantes…

Voilà, ce soir toujours en compagnie des chiens et de la musique italienne, je viens de terminer le récit de ces 3jours. La tramontane souffle à nouveau et je ne vais pas tarder à aller me coucher : J’ai mangé une soupe de tomate (le coulis de tomate sicilien fait cet été) en l’agrémentant d’un œuf, de formaggio et de son d’avoine. En dessert , j’ai mangé 2 bananes : j’avais faim ! Il est encore 2h30 : il va falloir que je me couche plus tôt !

Posté par patychou1955 à 22:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Lundi 14 avril

Je me suis réveillée à 7h30. Il y avait du bruit dehors !
Les ouvriers travaillaient depuis 7h15…

2 continuent la pose des tomettes sur la terrasse de devant, Gaetano et Alessandro,2 restaurent les murets de pierres sèches, Virgilio et Victor.

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Pendant la pause-café, j’ai dit à Gerardo que ni musique, ni TV ne fonctionnaient.
Qu’à cela ne tienne : 2 heures après, c’était réparé.
En fait, il y avait eu un mauvais branchement après qu’« ils » aient voulu récupérer l’antenne pour la faire aller dans la partie nouvelle de la maison.

Aujourd’hui, il fait froid : la tramontane est à nouveau présente : elle nettoie le ciel qui commence à s’éclaircir.
J’ai mangé un sandwich jambon beurre et un yaourt.

Il est 13h30 : j’attends le fils de Gerardo qui doit m’emmener voir une « Suzuki »…
Il y a une coupure d’électricité : pourvu que ça ne dure pas trop longtemps car, le bon vieil ordi n’a plus trop de batteries.
Iris ronfle : elle a joué, oui, oui, joué, toute la matinée avec les BB chiens :
c’est pu d’son âge !!!

Iris_et_gaston_2

Je ne sais même pas s’ils ont un nom : il y a le frère et la sœur.

Il est 23h : la coupure électrique venait de la rue.

Je ne suis pas allée voir la Suzuki : il faut que je me fasse à l’idée que je suis en Sicile : aujourd’hui veut dire après demain, cet après midi veut dire demain matin…

Je suis allée faire des courses avec Ingrid jusqu’à 17H30. J’ai investi dans 4 géraniums rouges pour faire mes 2 premières potées de la terrasse : 8,80€…en France, vu la beauté des pieds, c’est le prix d’un seul…

A 18 h, après le plein d’essence, je suis partie rendre visite à Giovanna.
Heureusement surprise de me voir, se demandant comment je la savais à l’hôpital : je lui ai simplement dit que j’avais vu son mari qui devait ne rien dire de ma venue.
Elle se fait opérer demain : elle a une très mauvaise fracture du péroné.

Je suis rentrée à la maison pour 2Oh, juste pour le journal télévisé de France 2, après être passée chez le traiteur acheter un feuilleté épinard.
Au menu : salade de roquette tomate, feuilleté épinard, olives noires, yaourt.

J’ai oublié de dire que, le soir dès que l’heure du repas se fait sentir, je prends un petit verre de vin blanc de l’Etna avec des olives et des pistaches…

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Mardi 15 avril

J’ai fait un plateau télé, ai regardé portés disparus..mais je crois que, entre le 1er et le 3ème épisode, j’ai piqué un petit roupillon…
Ce sont les chiens qui m’ont réveillée : ils aboyaient comme des malades, Iris elle, sourde, dormait à « pattes fermées ». Des chiens errants étaient dans le terrain et toute la nuit m’ont fait CHI.. !!!
Donc ce matin à 5H, après mon café, je me suis baladée autour de la maison.
A 7h 15, les ouvriers arrivaient : j’ai dit à Gerardo que toute la nuit, j’avais eu des instincts meurtriers envers les chiens…

En Sicile, les chiens sont livrés à eux-mêmes : certains ne mangent pas tous les jours et ils ont vraiment une « vie de chiens ». Je ne parle pas pour les 2 jeunes qui eux, ont la chance de manger à leur faim. Les chiens errants traînent la nuit et tant que le terrain ne sera pas fermé, ils passeront par là…
Il est 1Oh : j’attends pour aller voir la Suzuki : il paraît que je dois être prête pour 9 h !!!!

Tony_2006_11_22

J’ai eu mon « sicilien préféré » Tony, au téléphone pendant au moins une demie heure : il voulait tout savoir de l’avancée des travaux…
Il m’a confirmé que je savais qu’il était un peu fou et que je pouvais m’attendre un jour à le voir débarquer : il connaît l’endroit et m’a dit qu’il ne me préviendrait pas !
J’adore ! si seulement il pouvait dire vrai, mais bon, il est bien venu nous voir une journée à Maurice, lui qui vit à la Réunion…et a un emploi du temps très chargé ! je le sais capable de cette belle folie, il en a fait tellement souvent du genre…

Bon, je vais mettre en pots mes géraniums !

Il est minuit : comme presque prévu, la voiture que je devais voir le matin, puis dans la soirée…et bien, je ne l’ai pas vue !!!
Du coup, je suis restée coincée tout l’après midi.

J’ai tourné et viré autour de la maison pour essayer d’imaginer l’implantation des arbustes et des fleurs : pas facile tant que les bétonnières et les tas de sable sont là ! Alors je fais des croquis que je recommence et encore et encore. L’ambiance générale, je l’ai trouvée : reste à appliquer…

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J’ai eu mon petit monde au téléphone : il paraît que ça fait drôle de ne pas me voir…
Doudou est dépassé par le courrier…Il bosse beaucoup en ce moment et est véritablement cassé par les décalages horaires.

Ce soir, je dors dans le salon : il y a trop de poussière dans « ma chambre » : « ils » ont refait une petite ouverture au-dessus de la porte d’entrée : quand je pense que j’ai eu l’idée géniale de faire un gros ménage …C’est comme si rien n’avait été fait, pire même…

Posté par patychou1955 à 22:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Mercredi 16 avril

J’ai mal dormi, rien d’étonnant : vent, chien hurlant …
Heureusement, il y avait la télé pour couvrir ces bruits…

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Le trou du fenêtron a permis à la poussière d’entrer de plus belle. La maison est dans un état pitoyable : j’espère que d’ici à la semaine prochaine, ce sera entièrement terminé.
Nuche, John et les filles arrivent le 27…et je voudrais que la partie ancienne soit vraiment finie.
Je n’ai toujours pas sorti de la cave, tables, chaises, BBQ : j’attends le dernier moment car il se pourrait que l’enduit extérieur soit fait avant leur arrivée. Autant ne pas encombrer encore plus le passage !
J’ai mis un peu la pression à Gerardo car, petite Lola, la Fille de Sandrine et JP, du haut de ses 6 ans, se retrouverait dans un terrain piégé par tous les outils qui traînent de toute part.

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Je suis allée à la banque pour dire au banquier que j’étais là mais aussi pour avoir un chéquier.
Quelques petites courses alimentaires et Euréka !, le fils de Gérardo me téléphone pour aller voir la Suzuki à 11H.
A 12h30, après moult coups de téléphone avec Doudou, la décision est prise : je l’achète !

A 15h30, je pars avec Gerardo en courses : choisir robinets, lavabos, douches, carrelage…
Mais sans trop de succès…on remet ça demain…
Ou c’est trop design, les italiens sont les meilleurs à ce niveau là, ou c’est trop, trop, cher.
Il me faut trouver des sanitaires plutôt « rétro » mais pas mimilogothique !!! et c’est pas facile…

A 17h, Je suis allée à Giarre acheter des pots de fleurs : paradoxalement, je tente de mettre des fleurs au milieu d’un chantier…
En fait, c’est maintenant que je peux trouver les annuelles : pétunias, géraniums, mais aussi, cytises, reines marguerite, ancolies et autres variétés.

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Je préfère tenir que courir : je me souviens comme j’ai été en galère pour trouver un sapin 2 jours avant Noël…

De retour vers 20h, J’ai préparé mon gueuleton : salade de roquette tomate, saucisse de Piedimonte au fenouil, formaggio blu piquante, banane et mon dernier morceau de chocolat noir ramené de France. Je regarde la 2 : ce docteur infâme et tellement génial…

Ce soir, je dors encore dans le salon : ciment pas sec…Il fait frais et je vais dormir avec deux couvertures : je n’ai pas encore pris le temps de savoir comment fonctionnait la chaudière et j’ai le flegme d’allumer le poêle à bois…

Posté par patychou1955 à 22:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Jeudi 17 avril

 

Dans la nuit, je ne sais pas à quelle heure, j’ai été réveillée par les chasseurs de la télé !!! Fort heureusement, je me suis rendormie rapidement jusqu’à 5h30.
Tout est couvert : l’humidité me fait mettre une polaire…
Je ne vois plus la mer.

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Ce qui est chia.., c’est que je ne peux pas mettre le chauffage, vu que la maison est grande ouverte. J’espère que ce soir, tout sera fermé et que je pourrai mettre soit le chauffage si ça ne s’arrange pas, soit, allumer le poêle à bois.

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Je suis allée avec Gérardo pour acheter ce qui manque : hélas, encore rien de concret, non pas que je sois difficile, au contraire, je veux du « simple », on me montre du Doré avec des pouêts pouêts dont je n’ai rien à faire : heureusement que je suis là pour choisir…

Il est 13h et tout le monde part déjeuner : je pense que je vais en faire autant : j’ai faim.

Après un repas frugal et consistant malgré tout, je me suis mise en tête de regarder l’état de la cave : les ouvriers l’ont investie, elle aussi, avec tout leur matériel.
Il n’y a pas un endroit libre...
Je dois pourtant accéder à mes cartons pour chercher mon matériel de jardin. Ils ont mis mes affaires au fond et je n’ai plus qu’à retrouver ce que j’avais rangé et préparé à Noël : un vrai cafarnaum ! « Ils »ont entreposé des Jerricans et autres choses récupérées de la maison de Sandrine et JP en plein milieu…

Il pleut : il est 15h et les ouvriers ne reviennent pas !
Gerardo fera son apparition pour mettre à l’abri le matériel laissé en vrac sur le chantier.
Je lui demanderai si je dois encore dormir sans fenêtre !!!…Il ne savait pas que Salvatore n’avait pas fini son travail : il installera la vitre avec de la silicone…je vais pouvoir dormir en haut !!!

Un brouillard incroyable ferme la vue : je ne vois pas à un mètre !

Vers 17h, je décide d’aller à Presa : je n’ai plus de cigarettes…
J’en profite pour acheter du beurre et des biscottes : je n’ai plus de pain.
Je ne me ferai pas prier pour revenir à la maison : conduire sur une petite route sur laquelle on ne voit rien…bouh, je suis mieux à l’intérieur avec Mozart…

La chaudière a encore sauté : je dois appuyer sur le bouton pour renvoyer l’eau chaude car, une bonne douche s’impose après mon passage dans la cave !

Ici, je vis comme une « femme des bois » : un vrai bonhomme !

Les ouvriers me disent souvent : sempre lavorai ! basta ! tu travailles toujours, arrête !
J’essaye de faire ce qui est dans mes cordes et il y en a, ne serait-ce que nettoyer par le vide…j’ai commencé «3 tas » de saletés et autres sacs de ciment, bouts de plastique, bout de bois… dimanche, je ferai brûler tout ça !

Ma soirée se fera devant « Envoyé spécial »

Posté par patychou1955 à 22:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Vendredi 18 avril

Levée à 5h30 ! Bien dormi…sur le canapé !!!

J’ai crocheté un peu après mon repas télé et ne me demandez pas quel était le programme TV, je suis incapable de vous le dire…J’ai dormi comme du plomb !

Quand les ouvriers sont arrivés, j’étais déjà avec la bêche…

parterre_de_cactus

 


J’ai fini de nettoyer le parterre « cactus » et j’ai commencé à attaquer les racines du lierre du pommier…Ingrid et Enrico passeront me déposer un vieux lit en fer : il est cassé, vert pomme pas mûre mais je pense qu’il est réparable, faut voir !
J’en profite pour leur donner ma clef USB : j’ai fait quelques photos pour Doudou.
A midi, je mangerai des pâtes au beurre, une salade de tomates et un yaourt.

A 13h30, j’aurai la visite de Nina, la femme de Gerardo, venue avec son fils qui s’occupe des peintures des chambres.
Elle m’a offert une jolie plante de rocaille. Elle me regardera finir d’arracher le lierre.
J’arrêterai vite : il fait trop chaud !

Pommier_avant

Nous passerons l’après-midi à papoter, enfin elle car j’avoue ne pas tout comprendre…
Mon Italien s’améliore mais face à une personne parlant trop vite, je suis dépassée et je dois sans cesse la faire ralentir…Quand je pense que mon entourage dit que je parle vite et beaucoup !!!

Elle repartira vers 19h avec Gerardo venu la chercher mais surtout venu vérifier le travail effectué. Pendant 1h, nous avons regardé quelques photos en ma possession.

Je « descendrai » à Piedimonte : plus de yaourts, plus de pain, plus de café.
Je passe chez le traiteur acheter un morceau de pizza.
Au retour, je vais prendre des nouvelles de Giovanna : à ma grande surprise, elle est rentrée chez elle, déjà !
Elle souffre terriblement de sa jambe : elle doit rester un mois sans poser le pied à terre.
Elle a été opérée sous péridurale. C’est la première fois qu’elle subissait une opération et son stress était très fort : grande peur de l’anesthésie…
Ma visite est brève : je ne veux pas la déranger et lui promets de la revoir demain.
La chaudière a encore sauté !!!Je téléphone à Gerardo pour lui dire que je n’arrive pas à la déclancher. Toilette à l’eau froide !!!

Je coupe le pain en tartines que je mets au congélateur (le matin, je prends ce dont j’ai besoin et fais chauffer au grille-pain…)

Doudou a reçu les photos : il est aux anges : il languit de voir la maison.
Il part dîner Japonais avec Floriane.

Ce soir, les chiens ont décidé de faire du bruit : ils aboient sans arrêt…et pour rien je présume, car je ne vois rien ni personne. C’est bientôt la pleine lune… !!!
Ils se calmeront après un «COUCHES »autoritaire…ma vieille, elle dormant à « pattes fermées » depuis bien longtemps, comme d'habitude…

Doudou me téléphonera vers 23 h : nous ferons une mise au point des travaux effectués et à effectuer. Je languis également sa venue.
Je suis ici depuis une semaine : je ne l’ai pas vue passer, probablement parce que très occupée dans la journée.
Aimé Césaire nous a quitté : que de souvenirs me reviennent : j’admirais ce poète depuis 1976, date de ma découverte de Martinique… Que Sar ko lui fiche la paix : son Panthéon, c’est Martinique et j’espère que la famille d’Aimé Césaire ne va pas le laisser faire.
Quel opportuniste celui-là, quel mégalo, toujours à vouloir profiter de tout et de tous pour se mettre en première ligne : Basta ! Personne n’est dupe !

Posté par patychou1955 à 22:26 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

02 juin 2008

Samedi 19 avril

Levée à 7h : il fait beau !
Après un bon jus d’orange pressé ( Gaetano, un des ouvriers m’en a donné au moins 20kg) et mon café tartines beurrées, me voilà prête pour la journée.
Le chauffagiste est passé à 9h : il faudrait un régulateur électrique : ici, il y a souvent des changements de tension et la chaudière n’aime pas.

Il est 10h. Je vais faire quelques photos pour essayer d’illustrer ces écrits.

Journée bien remplie encore aujourd’hui : je suis allée à Catania dans l’espoir de trouver au marché quelques « trucs » me manquant. Je reviendrai avec un caddie affreux plein de légumes : asperge, fenouils, fèves, câpres au vinaigre, olives noires, tomates, basilic, salade,de quoi tenir la semaine avec des produits magnifiques et peu chers.
Sur la route du retour, j’achète deux pots de Reine Marguerite. Je m’arrête vers Aciréale chez un potier et craque pour 3 petits pots.

Je commence à fleurir mais ce n’est pas évident encore : il y a encore trop d’endroit investis par les outils et matériel des ouvriers…

Ingrid me rend visite vers 16h : nous faisons une pose café et parlons fleurettes.
Je lui montre le nettoyage du pommier et de sa terrasse : j’ai la prétention d’attaquer celle du dessus avant de planter mes fleurs.

Ma soirée se passera tranquillement : je joue à zapper devant la télé : rien de passionnant.
Je finis ces trois lignes et …dodo.

Posté par patychou1955 à 20:15 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

Dimanche 20 avril

Je me lève à 7h. J’ai bien dormi : j’en conclus que les chiens font la java une nuit sur deux !!!

Après mon petit déjeuner et en tenue de combat, traduisez par vieux pantalon, vieux T-shirt et grosses chaussures, je retourne dans la cave : j’ouvre des carton !!!
C’est une drôle de sensation : redécouvrir ses propres choses ! 10 mois que je ne les avais pas vues … Je trie ce que je peux sortir, ce qui doit rester en attente.

Doudou aura du boulot sur la planche à son arrivée : il a prévu d’être là le 5 mai.
Il lui faudra monter l’armoire qui était dans la cave de Sannois : elle me servira de lingère et il devra surtout jouer de la perceuse…pour installer divers tableaux, miroirs et autres portes-manteaux…
Pour le moment le linge de maison (draps, taies, serviettes,nappes, rideaux, tissus de tous genres, torchons) est stocké à l’intérieur de grandes boites en plastique dans le « Palmento ».
(Nous sommes en pleine campagne et je n’ai pas encore de chats…aussi, nous faisons la
guer re aux souris des champs…) Je ne peux pas mettre de produit à cause d’Iris et je refuse les tapettes…

Vous vous demandez ce qu’est un « Palmento » ! c’est un pressoir doté d’une pièce de bois magnifique. Il fait parti de la maison. Cette pièce aménagée sert actuellement de dortoir pour les filles: j'ai mis 3 lits.

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Nous avons uniquement ouvert le muret qui servait de cuve à vin pour passer d’une pièce à l’autre. Le raisin était versé dans la pièce du haut, écrasé dans celle du milieu, coulait dans la troisième puis allait directement dans le chai où il étaient entreposés dans des fûts énormes.

Quand nous avons acheté la maison, il restait 2 fûts dans la "cantina" (le chai) , hélas en piteux état.

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Cette photo date de 2003

Nous n’avons conservé que les cercles de fer qui entouraient les bois. Les tonneaux étaient vraiment pourris.
Ce grand chai n’est toujours pas restructuré à l’intérieur : il est encore dans son jus.
Seule la toiture à été refaite en même temps que celle de la maison.
Cette pièce deviendra « la » pièce où tout est possible : nous avons tous nos délires !
Moi, je veux une partie salle de cinéma : j’ai, grâce à mon Affreux en chef, acheté 16 vrais sièges de cinéma : un cinéma à Paris faisait peau neuve et vendait ses vieux sièges.
Doudou , lui, rêve d’un billard américain…pourquoi pas ! dans la partie supérieure…
Les enfants veulent un coin musique, boîte de nuit, boîte à teuf…pas bête !
Ce sera aussi l’endroit de lecture car j’y mettrai la bibliothèque.
Ce pourrait être aussi un énorme dortoir…il y a beaucoup de possibilités…reste que ce sera pour ….beaucoup plus tard !!!

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J’étais dans la cave quand vers 8h30 sont arrivés Salvatore et sa femme, mes voisins proches. Ils habitent vers Riposto, une commune à 10km de la maison où ils cultivent arbustes et fleurs. Ils viennent chargés de 3 pieds d’arbres du voyageur, un caoutchouc et 2 énormes branches de Yuca. Je ne vous dirai pas combien j’ai payé :c’est dérisoire…
Salvatore m’avait dit qu’il viendrait : il est venu…comme quoi !

Ils ont aménagé une petite maison de jardin où ils viennent dès les beaux jours passer le dimanche…
Le mari vient tous les soirs arroser son potager qui est magnifique.
C’est lui qui a pu prévenir Enrico et Ingrid quand nous avons été cambriolé et qu’un grosse partie de nos meubles a été volée.

A 9h, arrivera Gerardo, venu nourrir les chiens mais qui ne le fera pas car je leur ai déjà donné des croquettes. Nous parlerons un bon moment ensemble du jardin… 
Après leur départ, je continue le nettoyage de la terrasse du pommier.
Vers 13h, je vais chez le traiteur acheter un Kit déjeuner : des petits poissons et de la caponatta, sorte de ratatouille froide.

Après déjeuner, je gratouille côté mer, à l’abri du soleil : il fait 20°8 et il tape fort : j’ai sur la tête mon chapeau de paille…
Ingrid me téléphone et m’invite à boire le café : j’irai vers 16h.
Elle attends une amie danoise qu’elle n’a pas revue depuis de nombreuses années.
Je repartirai vers 18h : Son amie et son mari sont arrivés, chargés de bonbons, gâteaux et autres « étrangetés culinaires danoises » pour le plus grand plaisir d’Ingrid.

Entendre Ingrid parler danois me fait sourire : je ne connais sa voix qu’en anglais et le danois, c’est vraiment une langue... spéciale…Fort heureusement, ses amis parlent anglais et Enrico est là pour me parler en français…

De retour à la maison, j’arrose les quelques fleurs achetées, gratouille par-ci par-là, mais pas longtemps : je suis fatiguée par cette belle journée d’été.

Je prépare les asperges et les mets à cuire le temps de ma douche.
Au menu : asperges tièdes à la vinaigrette, reste de poisson de midi, jambon cru pain beurre, yaourt le tout arrosé par le « petit blanc » de l’Etna de "Gambino"

J’ai regardé TF1 un truc policier : en voulant changer de chaîne, je me suis trompée de télécommande : j’ai déprogrammé le satellite : condamnée à TF1 qui elle n’a pas sauté…

Comme je n’ai plus les yeux en face des trous, il faudra que je me prenne la tête demain pour voir si je peux faire quelque chose : c’est pas mon truc, ces trucs…
Doudou s’est moqué de moi et de ma maladresse ! Il a fait sa valise : le taxi le prend à 4h pour un décollage à 6h pour le Portugal.

Il est 23h et je vais me coucher.

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Lundi 21 avril

BASTA ! COUCHES ! VIA ! MERDE !

A 4h30, je faisais un coucou au téléphone à Doudou et à Alain, le taxi qui le voiture, quand ce n’est pas moi, depuis bientôt 15ans…
J’ai dû dormir entre chaque engueulade envers les chiens, mais là, à 4h30 impossible de me rendormir…alors, je me lève.

Je mets à tourner le lave-linge. Je déjeune. Je dois m’organiser encore mieux. Le temps passe vite et mes premiers visiteurs arrivent dans 6jours…

Je commence des listes :
-    Ce que je dois faire : le jardin bien sûr, téléphoner à l’assurance pour la future voiture, ranger le palmento pour le transformer en chambre, faire les lits pour JP et Sandrine, décaper ma vieille commode, nettoyer le puits et le couvrir, régler les chaînes de TV, nettoyer l’aspirateur, oui il a moisi…la liste est consistante et je ne vous mets pas tout…
-    Ce que je dois acheter pour la maison : 2 lits, 2 chevets,1 porte-serviettes, 3 tringles à rideaux, 1poubelle (pour la nouvelle chambre) des chaises de jardin, des pots de fleurs pour les piliers
-    Ce que j’aimerais que l’on ramène de France : 2 photophores Ikéa, du lait concentré, de la crème fraîche, des vêtements « jolis » (je n’ai rien pris)que des fringues « femmes de Cronmignon » ici…c’est de l’humour, seuls ceux qui savent peuvent apprécier !!!j’suis trop forte !
-    Ce que je dois faire revoir dans les travaux : certaines fenêtres sont dures à fermer, la porte de l’arrière-cuisine est montée à l’envers, la serrure de la porte d’entrée n’a toujours pas l’arrêt de fermeture dans le haut, un muret ne me plait pas, il est trop bas, faire déplanter les restes des palmiers qui n’ont pas résisté à l’hiver ( plantés en Juillet, trop tard dans la saison) en faire mettre d’autres( pas moi, suis une faible femme de cronmignon)

Quand les ouvriers arrivent à 7h15, j’ai déjà abattu du boulot : fait le lit, étendu la machine…je sais plus

Gerardo est très speed : Il a l’air fatigué. Il doit aller à Catania.
Je lui ai demandé de refaire le muret. Il convient que la finalité sera bien plus belle…

A 9h30, je pars à la recherche du potier : ce que j’ai vu chez lui me plait et il faut à tout prix que je fasse mes achats si je veux que la terrasse soit belle. Je retrouve l’endroit et passe commande : je dois revenir dans l’après-midi car il manque des pots qu’il doit aller chercher dans sa fabrique. Sur la route du retour, je rachète des fleurs.

A mon retour, la maison est vide : les ouvriers sont partis manger. J’en fais autant.
Je fais des pâtes avec des tomates fraîches et une boîte de thon à l’huile, quelque fèves et une orange. Ingrid me téléphone et m’invite à dîner.

Je reviendrai à 17h45 de mon AR chez le potier. Le temps de décharger la Seat, il sera 19h.
J’ai laissé Iris dans la maison : elle me fait la tête pensant que je l’avais abandonnée.
Ma bonne chienne : sa présence m’est précieuse. Je réalise que c’est la seule qui m’entende même si depuis longtemps elle est sourde !, car je lui parle (ben oui, je parle à mon chien, je ne pense pas devoir aller me faire soigner pour cela !!!Elle est une compagne idéale : présente et fidèle) 

Je me fais presque belle : je suis attendue pour 20h30.
Avant d’aller à Etnalodge, je vais faire la bise à Giovanna.
Elle est épuisée, a mal dans le dos, a petite mine. José monte un nouveau canapé lit pour elle qu’il installe dans un coin de la salle du restaurant. Elle est contente de mon passage éclair.

Voilà, je suis rentrée, il y a un petit moment. Ingrid nous a préparé en entrée, du jambon cru, saucisson, le tout accompagné avec des câpres au vinaigre, du gorgonzolla, des marrons glacés maison, des figues confites, des olives. Suivront des petits rougets et des crevettes, accompagnés d’une salade mixte au basilic. En dessert, elle nous servira un cake aux épices dans lequel j’ai reconnu des graines de fenouil et des zestes d’oranges. Excellent !

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Image_18Cette soirée "danoise" était très sympatique

Je viens d’écrire les quelques lignes du jour.
Les chiens aboient. Je viens de les enregistrer histoire de faire écouter à Gerardo le concerto auquel j’ai droit tous les soirs.
Il est 3h du matin et c’est encore mal parti pour le reste de la nuit.

Posté par patychou1955 à 22:36 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

03 juin 2008

Mardi 22 avril

Il est 22h52. Ma nuit a encore été terrible !

Les ouvriers sont arrivés à 7h15, comme d’hab…et là, ce matin, je me suis dit : ils n’ont pas besoin de moi ! alors sans me rendormir, je me suis laissée aller à me détendre et savourer la lumière qui venait de la fenêtre du salon : il faut beau !

Là, maintenant, en alignant ces quelques mots, je suis frigorifiée.
Pourtant, je viens d’aller vérifier sur le thermostat, il y a 14°9 dehors.
Le manque de sommeil se fait ressentir.
Ce soir, je spleen un peu : j’ai eu la fâcheuse idée de regarder des photos sur mon ordi vers 20h.
Manque de présence de ceux que j’aime…
J’ai probablement explosé le coût de mon forfait portable France : j’ai opté au dernier moment pour le forfait hors France…
J’ai passé un agréable moment avec ma nièce, Kinou, et comme elle m’a dit que mes petites nièces étaient chez mon Mimi Gere. Je n’ai rien trouvé de mieux que de passer un petit moment téléphonique avec eux aussi…
J’ai mis 11 jours à réaliser que mes proches me manquaient vraiment.
C’est idiot : de Paris, ils me manquent aussi…
mais va savoir, Ginette, la distance géographique fait son effet…
Forfait explose : m’en fous ! quoi de plus agréable que de passer un petit moment avec ceux qu’on aime.
Ne vous méprenez pas : j’ai ma troupe au téléphone ponctuellement !

Pour ma troupe, CAD mes BB, j’ai convenu de faire sonner le téléphone vers 20h, 2 fois 2 sonneries : cela veut dire que je pense à elle et que tout va bien.

C’est un code que je faisais en 1976, avec ma sœur, vers 16h, quand je vivais en Martinique.
Pour elle, il était 22h, elle pouvait dormir tranquille, sa petite sœur était vivante !
Les moins de 40 ans ne peuvent pas comprendre….à l’époque, le téléphone avait une autre valeur…ou tout simplement, c’était un vrai luxe…

Je m’égare : je reviens à ma journée sicilienne.

Bonne nouvelle, la tranchée pour faire passer le câble du téléphone a été faite aujourd’hui !!!
Faut être patiente !...mais quel bord el !!! pas d’autre mot. Je n’ai pris mon appareil photo que la route refaite !

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Ma journée est passée vite entre pots de fleurs, sujets techniques et esthétiques avec Gerardo.
Nina, sa femme venue avec lui après déjeuner,  passera l’après-midi avec moi. Sa compagnie m’oblige à opter pour la compréhension de l’italien.
C’est une femme qui a envie de parler : je pense que ma présence lui donne l’opportunité de s’exprimer. Elle a des parcours de vie similaires au mien . Elle est au stade du bilan de ses « tuit ans » premières années…

Ingrid viendra me rendre visite aussi. Elle connaît Nina.

Ces présences sont réconfortantes et essentielles à mon bien -être ici. Je ne me sens pas trop seule même si je le suis.
La soirée passera vite aussi : sans donner de détails, après une virée avec Nina pour trouver des géraniums manquants, il sera vite 20h.

Voilà, entre deux lignes, j’ai avalé du jambon cru beurre.
J’en profite : les charcuteries ici sont exceptionnelles…

Il est 23h52 : mes majeurs ont bien travaillé.
Je vais me mettre en version nuit.
Doudou doit me rappeler quand il rentre à son hôtel : ses photos se passent bien.
Il est sur les rotules.
Je suis plusieurs fois par jour au téléphone avec lui; ça fait du bien…
Ma troupe me manque, mais faut pas trop lui dire.
C’est génial le téléphone !
En êtes-vous conscients ?

Bonne nuit les lecteurs, les wizzamis, les affreux, soeurette.

Posté par patychou1955 à 14:22 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

Vendredi 25 avril

Mercredi et jeudi sont passés à une allure folle : ce n’est pas que je ne voulais pas écrire mais en gros :

Image_18

Quand , vers 2Oh, je vais fermer le portail, c’est que je viens de finir d’arroser mes fleurs !
(Vous n’imaginez même pas ce que je ressens en disant et en faisant ça…)
C’est le moment où j’ouvre le frigo pour une mise au point de ma dînette !
Je sors ce qui m’intéresse, démarre  ce qu’il y a à cuire en programmant que ce sera cuit le temps de ma douche.( je ne suis pas quelqu’un qui s’éternise dans une salle de bain : je mouille, je savonne , je rince !)
C’est vers cette heure que Doudou et les filles me téléphonent sur mon portable : petits comptes rendus de nos journées respectives…

Je prépare un « plateau TV » et depuis 2 jours, je monte me coucher vers 4h du mat, non pas que je sois insomniaque sur le coup…mais une fois dégustée ma dînette, j’ai la fâcheuse idée de m’installer confortablement pour regarder la fin du programme… et je m’endors…
Voilà la raison de l’absence d’écriture pour ces deux jours.

Franchement, j’avais oublié ce que voulait dire effort physique et le bien être que cela pouvait  apporter et …les courbatures aussi !!!

J’aime cette fatigue physique : elle est saine…
Les chiens commencent à s’habituer à ma présence et à ma grosse voix. Ils sont peut-être comme moi, pour moi envers eux, sécurisés de ma présence…

En gros donc, ces deux jours, je suis retournée chez le fabriquant de pot pour en racheter…
Nina m’a emmenée chez un vendeur de fleurs qu’elle connaissait : j’ai fait le plein de géranium per li pilastri ( piliers). Je passerai sur le temps passé à prendre de la terre dans la brouette pour remplir les pots.(Nadia, si tu me lis, tu n’as pas de soucis à te faire pour désensabler le 4X4, je m’entraîne avec les     « bérouettes » de terre…)

g_raniums

En compagnie de Nina et Gerardo, je suis allée « choisir » le lavabo de ma chambre. Pas évident, pas si facile, mais trouvé…Vers 16h, j’ai fait une petite visite à Giovanna :  Elle parle très bien français. Je lui apporterai des revues françaises restées ici cet été, apportées par les uns et les autres.

J’ai perdu 1 Kg, non pas que je ne mange pas…JE BOUFFE, mais je me dépense…et me remuscle, comme à chaque fois que je suis en Sicile.

J’ai écouté Sar ko hier soir et suis restée sur la chaîne à écouter les « critiques »…et… je me suis endormie…Pas de commentaires…bof, ouais !!!

Aujourd’hui, vendredi  est un jour férié pour les Italiens : la chute du Fascisme :
Aujourd’hui ne sont venus travailler que  Gaetano, qui fait avec merveille la pose des tomettes autour de la maison et Virgilio, l’homme qui fait tout : les murets de pierres sèches, la maçonnerie…celui sur qui Gerardo peut compter : Virgilio est roumain et donc, ne fête pas les fêtes italiennes…

Cateno, toute la journée a passé la débroussailleuse : les environs de la maison redeviennent abordables.

Cet après-midi, j’ai fait un tas à brûler : j’ai ramassé tout autour de la maison tout ce qui devait dégager : j’ai fait un nettoyage autour de la maison et ce n’était pas un luxe !!!

Un bûché digne d’une fête de la « St Jean »

Dimanche JP, Sandrine et leurs 3 filles arrivent, dont la petite Lola…

A voir ce chantier, je ne peux que me souvenir du chantier de Sannois et …de la chute de Delphine s’ouvrant le nez sur un parpaing !!!.

casino_terrasse_devant

Je sais la souffrance qu’elle  a eue, le nez explosé, une cicatrice la marquant de haut en bas pendant toutes les années qui ont suivi ses 5ans  et aujourd’hui encore, alors qu’elle va avoir 23 ans…

Je fais, bien sûr,  un transfert sur Lola qui a l’âge de Delphine quand son accident est arrivé. Je ne veux pas qu’il y ait quoi que ce soit comme piège pour elle : tomber, se blesser et se défigurer, je m’en voudrais tellement !!! les enfants sont si imprévisibles : il suffit d’une fraction de seconde d’inattention pour qu’il y ait un problème pour eux.

J’ai poussé ma gueulante auprès de Gérardo concernant le « désordre », pour ne pas redire le mot vulgaire commençant par bor et se terminant par del autour de la maison, en lui expliquant l’histoire de DD, et que je ne voulais pas qu’il arrive la même chose à Lola.

casino_2

Il est parti…et est revenu avec Virgilio.
Il a été parfait.
J’ai eu la visite de Ingrid et de ses amis : elle voulait leur montrer l’endroit. A priori, ils ont adoré. Ils partaient dans l’après-midi sur Palerme pour continuer leur visite de Sicile.

Ce soir, la maison ressemble a quelque chose : comme par magie, rien qu’en rangeant, elle a pris un autre visage. En souvenir, vicieusement pour montrer à Doudou, j’ai filmé « avant »

Doudou vient de me faire « mon » coucou du soir.

« Jardin d’hiver » d’Henri Salvador est terminé depuis un bon moment : Je vais aller brosser mes quenottes et dodo., enfin, j’espère…

Demain, je dois être fonctionnelle à 7h : ils seront là, Cateno et les ouvriers. Ils échangent, si j’ai bien compris, leur vendredi contre leur samedi…

En France, ça ne se pourrait pas…les syndicats seraient déjà sur le pied de guerre !!!

Cherchons l’erreur !!!
Bonnes nuit les wiZZZZZZZs !

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samedi 26 avril

Hier soir, j’ai été raisonnable et le sommeil aidant, j’étais au lit à 23h.
Ce matin, je me suis réveillée à 6h3O…comme une fleur !!!

Quand Cateno est arrivé à 7h2O, j’étendais le linge tourné la veille. Il a continué à débroussailler. Les jeunes peintres sont arrivés à 9h30, avec les yeux encore endormis ayant fait la fête la veille.

peintres

Le ciel était chargé et présageait un mauvais temps, ce qui a été le cas.
Il a plu vers midi, histoire de mouiller le linge presque sec… Le soleil a refait son apparition vers 14h. Le vent, toujours présent ce soir,  a nettoyé le ciel, mais il fait froid : enfin tout est relatif, il fait 13°6 à 20H 15.

Quand j’ai voulu aller me chercher à manger vers midi, ma vieille Seat n’a rien fait de mieux que de crever. Heureusement pour moi, les jeunes peintres descendaient manger à Piedimonte( j’habite en haut de la colline) Ils ont eu la gentillesse de changer la roue : pas eu besoin de le faire, franchement, j’ai horreur de ça…
Quand je dis qu’ils sont tous adorables les siciliens, vous pouvez me croire !

Après l’achat d’un demi-poulet et de cigarettes, je suis passée chez Brigitte et Alexandre, un couple de Français installés à Piedimonte depuis juin 2007. Nous avons fait connaissance avec eux cet été 2007 grâce à Gerardo qui s’occupe également des travaux de leur maison. Brigitte avait laissé un message sur le portable de Doudou annonçant leur arrivée et je ne savais pas si elle avait reçu le mien lui confirmant que j’étais là.
La crevaison m’a fait leur rendre visite à l’heure du déjeuner. J’ai refusé leur invitation à partager leur repas : ce n’était pas mon intention et mon poulet m’attendait…
Brigitte voulait que je vienne dîner mais j’ai à nouveau refusé ne voulant plus faire confiance en la Seat, surtout la nuit ! Alexandre a eu le dernier mot : ils viendraient me chercher
Le poulet était délicieux.

Est arrivé Salvatore , le ferronnier, venu me ramener 2 lits en fer.

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Enrico me les avait donnés car il n’en avait plus besoin. Ils étaient cassés et affreusement verts. Salvatore a pu les réparer et les décaper. Je n’ai plus qu’à les vernir.
Je lui avais également demandé s’il pouvait faire un pied en fer pour un petit plateau en bois que j’avais ramené de Zanzibar : aussitôt demandé, aussitôt fait, cad …2jours.
C’est Sébastien qui sera content de voir le résultat car il voyait ce plateau traîner sans utilité.

pied_de_table

J’ai pris un fond de peinture, le même que la couleur des portes et ai passé les deux couches.
Demain, je visse le plateau et j’aurais une petite table fort jolie en guise de guéridon pour boire le café sur la terrasse.

Il est 1h30 : Brigitte et Alexandre ont attendu que je sois rentrée dans la maison pour partir.
Du portail à la maison, il y a quelques mètres et pas encore la lumière et sans être pétocharde, je pétoche un peu…on ne sait jamais que je me fasse attaquer par les lapins…
A notre arrivée, nous en avons vu 2 détaler.

J’ai passé une excellente soirée. Les sujets de conversation ont été multiples et forts instructifs à tout point de vue. Repas délicieux entre artichauts, crevettes, saucisses, frites et fraises.

Encore une journée bien remplie qui s’achève : Demain, je dois faire les lits pour JP, Sandrine et leurs filles. Ce matin, j’ai nettoyé le « palmento » prêt à les recevoir.

Chambres_pour_les_sadrin_s_girls

Je suis si heureuse de les voir..

Posté par patychou1955 à 15:19 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]